Revenons sur ces derniers mois. Une période chahutée, un monde qui vacille. Les menaces s’accumulent. Sur le plan économique, la grande dépression semble nous avoir épargnés. La crise de 1929 a servi de leçon : les dirigeants ont su éviter un effondrement de la finance mondiale. Pour autant, la crise économique a impacté durablement les économies vacillantes. La croissance mondiale fondée sur l’endettement des uns et le travail acharné des autres a fait long feu. Les Etats-Unis et l’Europe accumulent les dettes, la Chine et les autres pays en fort développement accumulent les capitaux. Le déséquilibre devra être soldé tôt ou tard. Tous les pays développés devront faire face à leurs dettes. A défaut, une nouvelle bulle risque d’exploser, mettant encore plus à mal l’économie mondiale. Sur le plan social, le chômage, dont tous les experts prédisent l’augmentation inexorable, menace l’équilibre financier des systèmes sociaux en créant encore plus de précarité, d’insécurité et de colère.
Sur le plan politique, la nouvelle administration américaine marquera durablement de son empreinte le fonctionnement démocratique mondial. Pragmatisme et volontarisme politiques sont au programme. Les conditions économiques et financières perturbent les plans politiques mais ouvrent de nouvelles possibilités en obligeant citoyens et dirigeants à reconsidérer une situation devenue bancale.
Sur le plan écologique, les menaces n’ont jamais été aussi graves.Pourtant, notre prise de conscience reste limitée. Les efforts de communication des uns (Home, le film de Yann Arthus-Bertrand a-t-il eu un impact sur la conscience écologique ?), le cynisme de ceux pour qui il est « urgent que la fête continue », les projets de taxe carbone ou de marchandisation des droits à polluer semblent ne pas changer fondamentalement la donne...
Téléchargez la version PDF